• VongoZero

    Vongo Zero

    Edition: Mirobole Editions

    470 pages

    Année de parution: 2014

     

    Anna vit avec son mari et son fils dans une belle maison près de Moscou. Un virus inconnu a commencer à décimer la population. Dans la capitale en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants - porteurs de la maladie ou pillards - risquent de déferler à tout instant. Anna et les siens décident de s'enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise: Vongozero. Bientôt vont s'agréger à leur petit groupe des voisins, un couple d'amis, l'ex-femme de Sergueï, un médecin... Le voyage sera long, le froid glacial, chaque village traversé source d'angoisse, l'approvisionnement en carburant une préoccupation constante.

    D'une plume subtile, Yana Vagner happe le lecteur dès les premières pages avec ce récit d'une femme confrontée à une tension psychologique permanente et à une promiscuité subie, au cœur d'une Russie dévastée.

     

    Vongozero est un roman road trip atmosphérique ou la confrontation avec la maladie n'est en fait que très rare. L'auteure ne nous la rappelle qu'à travers certains détails comme les rues désertes, les paysages chaotiques et les villes bloquées par l'armée. Anna, la narratrice, nous fait part de la moindre de ses pensées. On s'attache à cette femme qui n'a qu'un seul objectif: fuir pour protéger son fils et son mari qui sont les seuls êtres qui lui restent. 

    D'autres personnages viennent se greffer à leur groupe, qui ne sont d'ailleurs, pour la plupart, pas forcément les bienvenues mais qui par la force des choses, leur permettra de rester ensemble et unis. Je pense à la relation entre Anna et l'ex-femme de son mari ou la tension est palpable petit à petit.

    La survie est bien décrite, contrairement à certains romans (ou séries) ou l'on se demande comment ils trouvent à manger, du carburant... Ici, chaque nouveau jour apporte son lot d’inquiétudes. 

    J'ai cependant trouvé que certains problèmes trouvaient leurs solutions un peu trop rapidement, démontrant que l'histoire n'est évidemment que pure fiction.

    Un autre petit bémol à ce pavé de près de 500 pages: on finit par tourner en rond. Il n'y a en fait pas grande action sur cette longue route et on en vient finalement à presque oublier la raison de leur fuite. J'aurais aimé que la maladie soit plus présente afin qu'il y ait plus de suspens. Dommage car il est vrai que pour un premier roman, il est très bien écrit.

     

    La musique qui colle avec ce roman:

     

     

    Ma note: smile

     


  • Commentaires

    1
    Dimanche 31 Mai 2015 à 11:49
    Laeti

    Dommage qu'il soit si long et qu'il se passe si peu de choses du coup, car j'adore les road-trips...

    2
    Lundi 1er Juin 2015 à 08:58

    Oui moi aussi. Je l'ai terminé car je voulais connaitre le mot de la fin mais je me suis sentie déçue.

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